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  Les arrestations

Les arrestations


Les premières arrestations eurent lieu en août et septembre 1939. Ce furent, en particulier, des syndicalistes et des communistes. Par exemple Henri Raynaud, dirigeant de la CGT [1] , membre du Comité Central du PCF [2] et du Comité National de la lutte contre la guerre et le fascisme a été arrêté le 18 octobre 1939. Il est emprisonné à la Santé, puis transféré au Fort de la Pierre Levée à l’Ile d’Yeu, ensuite au camp d’Aincourt (Seine et Oise) à la prison de Fontevrault (Maine et Loire) puis à la prison centrale de Clairvaux (Aube) et enfin au camp de Châteaubriant d’où il s’évadera le 18 juin 1941.

A Baillet s’ouvre le camp en septembre 1939 dans l’ancien parc de loisirs de la CGT confisqué par les autorités après le décret du 26 septembre 1939 [3].

Le Fort de la Pierre Levée à l’Ile d’Yeu recevra 282 internés politiques le 30 avril 1940 venus de Baillet. La liste complète se trouve dans le livre d’Auguste Brunet [4] , avec le curriculum vitae de chacun.

Le 5 octobre 1940 se déroulent des arrestations massives. 300 militants communistes et syndicalistes de la région parisienne furent arrêtés par des policiers français, à l’instigation des autorités allemandes, comme présumés auteurs ou instigateurs de premières manifestations d’hostilité à l’occupant.
Ils sont parqués au Stade Jean Bouin à Paris, puis dirigés vers le camp d’Aincourt (sanatorium transformé) qui se trouvait au nord de la Seine et Oise.

QUELQUES NOMS :
- Fernand GRENIER, Ministre du Général de Gaulle évadé du camp de Choisel à Châteaubriant.
- Eugène HENAFF, évadé de Choisel.
- André GRILLOT, déporté à Mauthausen.
- Pierre BELLUGUE, mort à Mauthausen.
- Maurice PILLET, fusillé le 15/12/1941.
- Jules AUFFRET, fusillé le 22/10/1941.
- Maurice GARDETTE, fusillé le 22/10/1941.
- Désiré GRANET, fusillé le 22/10/1941.
- Charles MICHELS, fusillé le 22/10/1941.
- Jean POULMARCH, fusillé le 22/10/1941.
- Jean-Pierre TIMBAUD, fusillé le 22/10/1941.

Beaucoup d’autres qui, sans être fusillés ou déportés, furent des organisateurs de valeur dans la Résistance, à l’intérieur des prisons et des camps, ainsi que dans les combats de la Libération.

D’octobre 1940 à septembre 1941, 1176 hommes internés sont passés par le camp, dont 95% pour des raisons politiques - principalement communistes - et dirigés vers d’autres lieux.

En mai 1942, le camp d’Aincourt reçoit 150 à 200 femmes internées à Châteaubriant et aux Tourelles.
Dans toute la France, les arrestations se multiplient à partir d’octobre 1940, pour des raisons diverses :

- sympathie aux idées communistes ;
- actes de résistance ;
- membres de familles de communistes ou de démocrates, de juifs, de résistants.

A l’instar d’Henri Raynaud, des centaines d’internés connurent le même parcours. D’autres ont connu les camps de Voves et de Rouillé.

LE PARCOURS DES INTERNES :

Les femmes :
La Roquette, les Tourelles, la Santé, Fresnes, Romainville, Compiègne, Aincourt, Châteaubriant, Gaillon, Lalande, Mérignac, Poitiers, Rennes, et diverses prisons en France.

Les hommes :
Baillet, l’Ile d’Yeu, La Santé, Fresnes, Aincourt, les Tourelles, Poissy, Gaillon, Pithiviers, Rambouillet, les prisons centrales de France comme Fontevrault et Clairvaux, puis Royallieu, Châteaubriant, Rouillé, Voves, la Rochelle, l’Ile de Ré, Compiègne, Ecrouves...

Dans ces lieux, le nombre de fusillés et de déportés fut considérable.


Témoignage de Guy MOQUET à propos de l’arrestation de son père Prosper MOQUET



[1CGT : Confédération Générale du Travail

[2PCF : Parti Communiste Français

[3Décret interdisant le Parti communiste

[4« Si c’était à refaire. La résistance en Vendée » - Auguste Brunet - Editions Le Temps des Cerises


 
     
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