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Compiègne



Le 9 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Compiègne. Fin juin, elles réquisitionnent la caserne de Royallieu. En septembre 1940, elle est fermée aux civils et entourée de barbelés : elle devient un camp de prisonniers militaires (Fronstalag 170 KN 654). Six mille prisonniers de guerre, des soldats français et britanniques y sont détenus depuis juin 1940.

En juin 1941, lors de l’attaque allemande contre l’URSS, Royallieu devient un camp d’internement et de transit pour les résistants et les juifs, exclusivement sous administration allemande.

Sur un espace de 15 hectares, 24 baraques de 60 mètres de long et de 15 mètres de large s’alignent selon un plan en « U », enfermant trois secteurs cloisonnés entre eux par des palissades et des fils de fer barbelés : Camp A (résistants français) , Camp B (détenus anglo-saxons et certains services allemands) , Camp C (Camp d’otages) subdivisé en « îlots » (ressortissants russes , internés français dits « d’honneur » , femmes , mutins , juifs entre décembre 1941 et juillet 1942).

Ce camp est, avec Drancy, le deuxième camp d’internement en France. De 1941 à 1944, on estime à
54 000 le nombre d’internés passés par le camp. L’effectif du camp varie de 1 200 à 3 000 prisonniers. Les internés viennent de toute la France, de toutes les prisons, de tous les autres camps. Ils sont français en majorité mais aussi russes , anglo-saxons , italiens antifascistes , républicains espagnols, belges , hollandais , et originaires des colonies d’Afrique et d’Asie. 70% des détenus du camp sont des résistants.

Comme Drancy, Royallieu est un camp de transit : c’est le premier centre de déportation des prisonniers vers des camps de concentration ou d’extermination situés en Allemagne ou dans les pays annexés par le IIIe Reich en Europe Centrale.

Les prisonniers restent, en moyenne, un mois dans le camp.

Sur les 54 000 personnes détenues à Compiègne-Royallieu, environ 50 000 ont été déportées vers les camps nazis de concentration (Buchenwald, Mauthausen, Ravensbrück) et d’extermination (Auschwitz-Birkenau). Cinquante-quatre convois sont partis de Compiègne entre Mars 1942 et Août 1944, sans oublier les premiers convois de juifs partis de Compiègne en 1941.

Le camp de Compiègne-Royallieu est aussi une réserve d’otages. On estime à 2 300 le nombre de prisonniers fusillés, disparus ou massacrés essentiellement en forêt de Compiègne ou dans les environs comme sur les hauteurs de la commune de Carlepont, où sont fusillés, le 7 Mars 1942, deux de Châteaubriant, Corentin CARIOU et Pierre RIGAUD, avec Leopold RECHAUSSIERE. Nombreux aussi sont ceux qui sont exécutés au Mont-Valérien.


 
 
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