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Aincourt


Le camp est installé dans les bâtiments de l’ancien sanatorium de la Bucaille dépendant du village d’Aincourt.


Le camp d’internement a été ouvert le 5 octobre 1940 sous l’appellation « centre de séjour surveillé ». Sa création découle en effet directement de la lutte anticommuniste dans la région parisienne.

Le sanatorium a été divisé en deux parties, l’une réservée aux internés, l’autre au personnel de surveillance et à l’administration.

A leur arrivée, des corvées sont imposées aux internés politiques, répondant au double objectif : aménager le camp et ne pas laisser les internés oisifs.

Un sixième des internés est affecté au fonctionnement quotidien du camp : buanderie, cuisine, ravitaillement.

Plus d’un tiers est chargé du nettoyage général et des services divers administratifs. Enfin 80 hommes s’occupent des travaux extérieurs : ils doivent effectuer des terrassements, déboiser, défricher les alentours du quartier des internés, clôturer le camp par des barbelés. Ce qui fait dire à un interné : « C’est la première fois que je vois des oiseaux construire leur propre cage ».

La date de la fin des travaux n’étant pas précisée, les internés ne se pressent pas. Les communistes étant considérés comme des individus dangereux pour la défense nationale et pour la sécurité publique, le directeur du camp privilégie donc un régime très strict qui s’apparente à celui des maisons pénitentiaires. La surveillance du camp est effectuée par 150 gardes républicains mobiles.

D’octobre 1940 à septembre 1942, 1176 internés hommes sont passés par le camp. 957 l’ont été pour raison politique.

Parmi les internés, on compte 34 élus du département de la Seine et 116 de Seine et Oise, soit 13 % de l’ensemble des internés. Leur arrivée est particulièrement importante en octobre, novembre et décembre 1940.

Tranches d’âge :
- de 30 à 40 ans : 70.3 %
- plus de 50 ans : 14.6 %
- moins de 30 ans : 14.6 %

Catégories professionnelles connues :
- ouvriers : 35 % (métallurgistes : 26 %)
- fonctionnaires : 15.7 %
- employés : 6.6 %
- 13 instituteurs

Les conditions de vie, surtout le logement, s’avéreront meilleures que dans les camps ouverts après ou existants déjà (chambres de 6 et dortoirs). Le matériel destiné aux anciens malades sert aux internés : lits, matelas, oreillers, draps, couvertures.
Cette situation ne durera pas. Au moment de l’arrivée d’un grand nombre d’internés, des lits seront placés dans les couloirs. Cette promiscuité rendra la vie plus difficile encore. Pas de chauffage l’hiver.
La nourriture est comparable à celle de la guerre. _ Heureusement la solidarité fonctionnera et après l’envoi du colis par les familles, le partage se fera. Les conditions d’hygiène toutefois étaient satisfaisantes, contrairement à celles des autres camps. Le camp étant complètement entouré par la forêt, les évasions seront pratiquement impossibles car aucune liaison avec l’extérieur.
Le préfet de Seine et Oise et le directeur du camp furent les agents impitoyables de la répression anticommuniste.

Documentation : Mémoire d’Emilie BOUIN


Témoignage de Fernand DEVAUX, Ancien déporté à Auschwitz


Témoignage d’André GRILLOT, Ancien Président d’Honneur de l’Amicale, déporté à Mauthausen.


Témoignage de Jacqueline TIMBAUD (fille de fusillé)



 
 
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