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Rouillé



Un interné sur cinq travaillait à l’entretien du camp à la fin de 1942, plusieurs petits ateliers officieux de cordonnerie, de saboterie et de menuiserie fonctionnent dans le camp.

Des cours furent organisés clandestinement par les internés enseignants, cadres ou étudiants en littérature, droit, philosophie, sténodactylo, allemand, espagnol, algèbre, géométrie, musique, préparation militaire...

Une troupe théâtrale préparait des comédies de Molière. Savait-on que la photographie du groupe de comédiens ou de l’orchestre permettait de faire des photos d’identité des détenus ?


Témoignage d’Henri SEGAL interné du 31 octobre 1942 au 5 mai 1944.

Témoignage d’Henri CROTTI interné à Rouillé d’octobre 1942 à novembre 1943.
Les étrangers au camp de Rouillé

Témoignage sur la Soeur CHERRER de Jean FUMOLEAU interné à Rouillé, à Voves et déporté....


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Un grand gala artistique...
(Document Amicale)

Les évasions [1]

La nouvelle situation créée par l’accentuation de la lutte contre l’occupant et la répression féroce mise en place avec l’aide de Pétain, incite le parti communiste à créer les conditions d’évasions.

André TOLLET, arrêté le 16 octobre 1940, après avoir séjourné dans les prisons de la Santé et de Fresnes, arrive à Rouillé en octobre 1941 et déclare « c’est dehors que se mène le combat ».

Albert BELLI et Louis DUPONT seront les deux premiers évadés. Chargés du ravitaillement du camp, ils sortent régulièrement accompagnés de leurs gardiens (GMR [2]) et ont l’occasion de nouer des contacts. Ils tromperont la confiance de leurs gardiens et reprendront le combat.

En mars 1942, Désiré LELAY, René POIROT, Robert VERNET, après avoir sectionné les barbelés, retrouveront la liberté et l’action.

Emilien CATIAU, Louis POUPART, Léon SALAGNAC, profiteront d’un séjour organisé à l’hôpital de Poitiers pour s’évader et rejoindre la résistance.

Les évasions par l’Hôtel-Dieu de Poitiers étaient bien organisées. Le docteur CHEMINEE, de Rouillé, qui soignait les malades du camp, faisait admettre à l’Hôtel-Dieu ceux qui avaient besoin d’une opération ou de soins particuliers. Il avait trouvé un confrère dans le camp, le docteur Robert WOLFSON, de Levallois-Perret, communiste et juif, secrétaire de la section communiste du 17ème arrondissement de Paris avant guerre, qui était dans le camp depuis le 10 octobre 1941.

Pour empêcher la déportation de celui-ci, le docteur CHEMINEE raconte qu’il lui fit une piqûre de morphine en attendant les Allemands et rédigea un certificat sur la fiche qui portait la mention « déportation ». Le docteur WOLFSON resta au camp. Par la suite, il fut envoyé au camp de la Route à Limoges. Il fut hospitalisé pour une hernie. Il était sur la table d’opération quand la gestapo est venue pour l’arrêter. Une fois de plus, il était sauvé.


Témoignage de Roger PICARD correspondant du Comité d’histoire de la seconde guerre mondiale.


Des démarches précises étaient faites auprès des internés pour signer un texte d’allégeance à Pétain afin d’obtenir une libération.

Plus de 90 % ont refusé ; le faire, était de trahir la Résistance.

Texte que l’on demandait aux internés politiques de signer, dans tous les camps :

« Je soussigné ...

demeurant à ...

actuellement interné par mesure administrative au camp de Rouillé (Vienne), en application du décret du 18 novembre 1939, prend l’engagement d’honneur en cas de libération de me rallier au nouvel ordre social et de respecter l’œuvre et la personne du Maréchal de France, chef de l’Etat.

Fait à ... Le ... »


Témoignage de Camille LOMBARD, l’un des organisateurs de la Résistance locale, puis régionale du Front National et FTPF de juin 1944 à septembre 1944. Membre du comité de Libération des Deux-Sèvres.


Puis dans la forêt de St Sauvan les maquisards sont encerclés par les Allemands. C’est le massacre...
Liste des massacrés de Vaugeton [3].

- BERNAJOU Kléber*
- BESSAC Marcel*
- BOTTON Lucien
- DELAFUENTE Rufino
- FAELLI Guido
- FERGAULLT Paul*
- FONTANOT Jacques
- FREIRE Manuel
- GOMEZ CASTANO Luis***
- HANNOT Gilbert
- HERNANDEZ MARTINEZ Juan***
- HOET Jean
- KRUG Henri
- MARGUERITAT René
- MARTY Louis
- MARRUEDO FRAILE Santiago***
- MASSA ANDREU Raphaël***
- NEMERY Victor
- NOYER Serge
- PAPINEAU Marcel*
- PEREZ GONZALES Honorio***
- PORGE Jean
- RINAULT Yves
- SERRA Antoine
- ROJA GIL Ricardo***
- ROSSEL BARRACHINA Vicente***
- ROSSI Ugo
- SANCHEZ Angel
- THOMOUX Paul
- VADJARAGANIAN Vahridji


[1Source : « Les barbelés de Vichy - Camp de Rouillé » - Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé

[2GMR : Garde Mobile Républicain

[3Les noms suivis de * sont ceux de résistants du pays. Les autres sont d’anciens internés du camp de Rouillé. Parmi eux, dix Espagnols dont 7 (Noms suivis de ***) de Loire Inférieure (Loire Atlantique).


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