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Assemblée générale 2010


L’assemblée générale du 27 mars à Fontenay sous bois a démontré toutes nos possibilités. 102 personnes étaient présentes. Odette,en rendant hommage à nos disparus, a appelé à poursuivre avec dynamisme nos initiatives en direction de la jeunesse. L’assemblée générale a débuté ses travaux par un grand salut à Jean Ferrat « sa dignité, sa fidélité, sa liberté l’honorent, font de lui un grand ami des travailleurs, du peuple de France qui souffre et se bat ».


Hubert Doucet, secrétaire général, présente les objectifs pour l’Amicale. (extraits)
Nous sommes à un an du 70ème anniversaire de l’hommage aux premiers résistants fusillés comme otages. 70 ans après nous continuons à rassembler chaque année des milliers de personnes à Châteaubriant, des centaines à Voves, Rouillé, Aincourt, Nantes mais aussi à Bagneux, Argenteuil, Gennevilliers, Digoin, Angers, Le Mans, Brest et dernièrement à Arpajon. Bien sûr que c’est encourageant. Bien sûr que cela nous interpelle. Bien sûr que nous devons être novateurs dans les initiatives à prendre. C’est aussi vrai pour les organisations fondatrices qui continuent à affirmer leurs responsabilités sur le travail d’Histoire et de mémoire, qui prennent des initiatives pour les faire vivre et gagner l’implication de nouvelles générations de militants.

Notre avenir est dans l’exigence de rassembler, de façon populaire, dans chacune de nos commémorations.
Cette démarche citoyenne nous invite à ne pas rester indifférents aux défis de notre société, aux luttes quotidiennes menées, aux valeurs défendues, aux combats émancipateurs de l’Homme, à l’intérêt général. Nous devons participer à changer l’existant.
En cela, nous sommes en fidélité, en continuité avec les mêmes valeurs, le sens des combats de 1936, de la Résistance, de 1968. Nous répondons aujourd’hui à l’appel des fusillés, des internés, des déportés « Soyez dignes de nous ».
Nous sommes persuadés que l’Histoire sert à la formation de l’esprit et de la réflexion critique, qu’elle peut permettre de forger la conscience et les convictions. Elle a une place importante dans l’appréhension des défis posés aux peuples sinon nos camarades seraient morts pour rien et les valeurs qu’ils défendaient disparues.
Les enjeux vont être considérables et l’affrontement entre les forces sociales et celles du Capital vont déterminer la conception, le degré de développement social de notre pays, de l’Europe. Au-delà de l’expression électorale, l’intervention de masse du monde du travail, citoyenne, sera déterminante. La journée d’action du 23 mars a ouvert cette perspective : 180 rassemblements, près de 800 000 manifestants.
Les enjeux sont tels qu’une confrontation sociale doit avoir lieu où les salariés des secteurs public et privé défendront ensemble un bien être de vie, une conception de société où l’humain, le progrès et la justice sont au centre du système économique.

C’est dans ce contexte que notre amicale, les comités vont mener leurs initiatives, leurs hommages, leurs actions de mémoire et d’histoire. A nous de faire des passerelles pour que l’Histoire -notamment celle qui a structuré nos conditions de vie d’aujourd’hui- ait un sens et puisse apporter une contribution. Beaucoup de forces ont compris que ces pages d’histoire continuent d’influencer les idées, les résistances. Il n’y a pas un mois sans qu’un livre, un article paraissent. Les documentaires, les films historiques foisonnent. Ceux-ci sont vus par des millions de personnes. Quel sens donner à cet intérêt pour l’Histoire ?
Nicolas Offenstadt, historien, tente une réflexion. Je cite : « On cherche dans le passé un sens qu’on ne trouve pas dans le futur, dans le brouillon des horizons collectifs ».
Nos adversaires l’ont bien compris. Falsification et instrumentalisation de faits ou de personnages historiques deviennent des moyens au service d’objectifs politiques visant à brouiller les repaires historiques, leur sens et tentant d’effacer les clivages idéologiques et politiques.
« Des raisons de plus d’exister » titrait l’Edito de notre dernier journal. C’est pourquoi nous entendons tout mettre en œuvre pour réussir un grand rassemblement populaire et de la jeunesse pour le 70ème anniversaire en 2011 à Châteaubriant bien sûr mais aussi à Voves, Rouillé, Aincourt, Nantes.
Deux ans pour le préparer dans nos comités, les fédérations CGT [1], les organisations du PCF [2], avec la JC [3] et la JOC [4]. Deux ans ne seront pas de trop si nous voulons rassembler des milliers de personnes, des centaines de jeunes dont nous voulons qu’ils ne soient pas seulement de simples participants. Nous voulons gagner à la fois une démarche citoyenne permettant une appropriation de leur propre histoire et construire une nouvelle impulsion pour les années qui suivront. Chacun mesure l’enjeu de cette ambition vraiment à notre portée si nous sommes audacieux notamment en direction de la jeunesse.
Réfléchir dès maintenant à des initiatives pour rencontrer les jeunes dans les quartiers, les villes en associant les mairies, les collèges, les lycées en s’adressant aux profs pour des rencontres, des débats. Comment la JC, la JOC peuvent-elles être des interlocutrices ? Pour les jeunes qui travaillent, la CGT, les fédérations syndicales, les Unions départementales (UD) ont commencé à associer des jeunes impliqués dans l’action syndicale. Je pense à la FILPAC [5], à la chimie, à l’UD de Paris, l’UD de Loire Atlantique.
Notre amicale a posé ses fondements, son action sur les liens de l’Histoire avec les enjeux présents en fidélité aux messages des internés, déportés, fusillés, le sens, les valeurs de leurs combats. Notre force réside sur les organisations fondatrices de notre amicale, nos comités et bien sûr notre propre action. C’est pourquoi le Conseil d’administration propose de réfléchir ensemble comment continuer à diversifier nos initiatives historiques et fédérer une réflexion commune pour unifier une démarche, pour avoir un certain poids dans les débats d’idées.
Dans cet esprit, nous disons : un adhérent à un comité est adhérent à l’Amicale, un adhérent de l’Amicale est adhérent à tous les comités.
Un autre aspect qui nous tient particulièrement à cœur est de tout entreprendre pour n’oublier personne dans les hommages aux fusillés, aux internés, aux déportés. Là aussi, toutes les composantes de l’Amicale ont leurs responsabilités. Les évocations historiques et artistiques sont un vecteur essentiel pour rappeler les noms des camarades.
Celle de l’an dernier à Châteaubriant est un exceptionnel témoignage de la mise au grand jour des actes de résistances d’une population.
Cette même démarche a lieu à Voves, Rouillé, Aincourt, Nantes. Odette rappelle la place des femmes et Carlos rend honneur aux Républicains Espagnols, Alain Bouyssy valorise la vie du docteur Babin. Je pense aussi à l’hommage rendu par le congrès de la CGT aux fusillés au champ de tir du Bêle à Nantes.
Le bureau de l’Amicale, l’ Association des familles de fusillés et des familles iront le 22 avril découvrir le musée de la déportation au camp de Compiègne et rendront hommage à 6 fusillés à Carlepont.
Paulette, Lucette, Lucienne continuent leurs recherches pour établir des biographies d’un maximum de camarades, plusieurs centaines sont réalisées. Nous continuerons à les mettre tout prochainement sur le site internet rénové de l’Amicale.
A la station de métro Guy Môquet, le kiosque sera remplacé par une fresque de 4m sur 1,70m rappelant qui était Guy Môquet, les valeurs qu’il défendait avec les autres fusillés, les messages pour aujourd’hui.
L’inauguration aura lieu en mai. Notre amicale et le comité de Paris organiseront un rassemblement à cette occasion.
Jean-François Voguet, sénateur maire de Fontenay sous bois présent à notre AG rappela l’action permanente de la ville pour valoriser les grandes pages de la Résistance, le programme du CNR et son importance dans les enjeux d’aujourd’hui.

Avec une délégation de l’assemblée générale, il s’est ensuite rendu au Monument de la Résistance pour déposer des gerbes.

Photos Patrice MOREL et Alain BOUYSSY.


[1Syndicat : Confédération générale du travail.

[2Parti communiste français.

[3Mouvement de la jeunesse communiste.

[4Jeunesse ouvrière chrétienne

[5Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication.


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