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TIMBAUD Jean-Pierre



NOM - Prénom : TIMBAUD Jean-Pierre
DATE DE NAISSANCE : 20 septembre 1904
LIEU DE NAISSANCE : Payzac (Dordogne)
PROFESSION : Mouleur en bronze
DATE D’ARRESTATION : 18 octobre 1940
PRISONS & CAMPS : Aincourt- Fontevrault- Clairvaux- Châteaubriant (arrivée le 14 mai 1941
DATE DE LIBERATION :
DATE DU DECES : Fusillé le 22 octobre 1941 à la Carrière de Châteaubriant

RESPONSABILITES : Secrétaire de la Fédération des Métaux CGTU (1931-1934) puis CGT (1936-1939) de la Région parisienne.

Né en 1904 à Payzac en Dordogne, fils d’un père représentant en papier pour viande de boucherie et d’une mère ouvrière à domicile, Jean-Pierre fut élevé dans son village natal par sa grand-mère paternelle jusqu’à l’âge de 8 ans. Il grandit ensuite à Paris dans le XI ème jusqu’à la première guerre mondiale. Son père étant mobilisé dans l’infanterie, sa mère revient avec ses 4 enfants à Payzac. En l’absence des hommes il participe aux travaux de la ferme et ne sera presque jamais scolarisé. Deux ans plus tard, il rejoint son père, affecté spécial pour la fabrication de matériel de guerre, à Decazeville. Il commence son apprentissage de fondeur. Après la guerre, toute la famille revient à Paris et Jean-Pierre poursuit sa formation professionnelle dans plusieurs fonderies du XI ème arrondissement et dans des petites fonderies du Marais. En 1922, il adhère aux jeunesses communistes. En novembre 1923, il est appelé pour son service militaire au 25ème régiment d’infanterie à Nancy. Durant cette période, il participe à la campagne contre la guerre du Maroc.
De retour à la vie civile, il reprend son métier dans le Marais et devient très vite un militant syndical. Il embauche chez Antoine Rudier, un fondeur d’art du XVème arrondissement qui avait pour clients Maillol, Renoir, Rodin ou Bourdelle. Connu des autres fondeurs pour son activité syndicale, il est élu délégué de sa section syndicale. Il était également secrétaire-adjoint de la cellule rattachée au 6ème rayon du Parti communiste.
Il se marie en 1927 avec Pauline, une mécanicienne en chaussures. En 1928, il est chargé de renforcer l’action des militants syndiqués de Citroën. En 1930, il est membre de la Commission exécutive de l’Union syndicale CGTU des travailleurs de la Métallurgie de la Région parisienne. En 1931, il est l’un des secrétaires du syndicat unitaire des métallurgistes parisiens. Ayant suivi la même année une école centrale du PC, il est présenté aux élections législatives de 1932 dans le XVème arrondissement. Il obtient 21,2% des voix au premier tour et 34,2% au second par rapport aux inscrits.
En mars 1933, il fit preuve de ses talents d’organisateur et d’orateur en dirigeant une grève aux usines Citroën qui allait durer 35 jours. Profitant du mécontentement d’un atelier devant les diminutions de salaire de 18 à 20% annoncées par la direction, il impulsa la grève qui s’étendit bientôt d’atelier en atelier, de chaîne de montage en chaîne de montage, incitant les ouvriers à désigner leurs délégués et à former un comité de grève pour faire face au lock-out. L’enjeu était de taille puisqu’il s’agissait d’entraîner les 18 000 salariés des différentes usines dans la lutte. Le comité de grève composé de 180 membres dirigea l’action jusqu’à ce que la direction consente à ne diminuer les salaires que de 9 à 10% et à lever les sanctions pour faits de grève. Ce fut un succès incontestable pour la dynamique syndicale (de 100 on était passé à 1400 syndiqués). En 1934, J-P Timbaud se retrouva cantonnier à Gennevilliers (Seine), ville dont Jean Grandel était le maire. Il anima le comité de chômeurs de Gennevilliers et fut le directeur de la colonie de vacances de cette ville à Granville (Manche). Il devint responsable intersyndical de la zone comprenant Asnières, Gennevilliers, Levallois, Clichy et Colombes.
En mars 1936, il est réélu membre de la commission exécutive fédérale de la Fédération réunifiée des Métaux. Aux côtés d’Alfred Costes, il met tout en œuvre pour que son syndicat joue son rôle au moment des occupations d’usines de mai-juin 1936 et des bouleversements du Front Populaire. En 1937, il fait partie d’une délégation de métallurgistes parisiens qui se rend en Espagne républicaine pour porter des fonds recueillis dans les usines. En mai de cette année-là, il devient l’un des secrétaires de la Maison des métallurgistes, rue d’Angoulême dans le XIème arrondissement. En 1938, lors du congrès fédéral, il est réélu et devient également membre du bureau du conseil d’administration de la Mutuelle du métallurgiste qui vient d’être créée. Mobilisé dès le début de la Seconde Guerre mondiale au camp de Mourmelon, chauffeur d’un colonel, puis replié dans la Haute-Vienne, il rentre illégalement à Paris où il rejoint Eugène Hénaff. Chargé de la constitution des comités syndicaux clandestins et de la diffusion de la « Vie ouvrière », il est arrêté le 18 octobre 1940 lors de la grande opération policière organisée par la police de Pétain. Interné d’abord à Aincourt (Seine et Oise) il est transféré en décembre à la centrale de Fontevrault, en janvier 1941 à celle de Clairvaux (Aube) et le 14 mai suivant à Châteaubriant.
Au camp de Châteaubriant, il est membre de la direction politique des internés, en liaison avec la direction du camp.
Il sera fusillé avec 26 autres détenus le 22 octobre 1941.
Jovial, exigeant et doué, d’un réel talent d’orateur, il incarna longtemps le métallurgiste parisien qui consacra sa vie à servir un idéal révolutionnaire. Ses derniers mots « Vive le Parti communiste allemand ! » qu’il aurait crié avant de tomber en firent une grande figure de la Résistance communiste.
Paris honora sa mémoire en donnant son nom à la rue d’Angoulême. De nombreuses villes de France mais aussi Berlin-Est (jusqu’à la chute du mur) tinrent à dénommer une de leur voie : rue Jean-Pierre Timbaud. En 2007, à Saint-Aubin des Châteaux fut inaugurée une école en présence de sa fille Jacqueline.

- 1er lieu d’inhumation : Saint-Aubin des Châteaux
- 2ème lieu d’inhumation : cimetière du Père Lachaise


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